Programme de coaching "Ramadan santé"

Semaine 1 | Comprendre les mécanismes du Jeûne

a) Que se passe -t-il quand je jeûne ?

b) Les bénéfices du jeûne. Les erreurs commises.

c) Les contre-indications au Jeûne

d) Test : Connaitre sa constitution hippocratique

e)Test : L'état de vos portes de "sorties" (émonctoires)

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Quels sont les contre-indications au Jeûne du mois de Ramadan ?

Chez le diabétique : 

 

Les personnes diabétiques traités à l'insuline et qui ne sont pas équilibrés, les problèmes d'insuffisance rénale, de maladie cardiaque... et toutes les pathologies qui ne peuvent pas supporter un jeûne même court. Bien sûr, en cas de maladie (grippe, diarrhées....) ou d'hospitalisation, il ne faut pas débuter le Ramadan.

Certains décident malgré tout de jeûner, sachez que les risques de complications de leur pathologie sont grands : acidocétose diabétique, hypoglycémie, coma hyperosmolaire, acidose lactique.


Chez la femme enceinte ou allaitante : 

  • Toute femme craignant pour elle ou pour son bébé ne doit pas jeûner. 

  • Toute femme qui n’est pas en bonne santé à la veille du Ramadan ne devrait pas jeûner. 

  • Toute femme souhaitant jeûner doit prendre l’avis de son référent médical avant de jeûner (médecin généraliste, gynécologue ou sage-femme, conseillère en lactation). 

La femme enceinte devrait s’abstenir de jeûner si : 

• Elle présente les maux susceptibles d’être aggravés par le jeûne (brûlure d’estomac, nausées, vomissements, constipation, hypotension artérielle, anémie, etc.). L’intensité de ces « petits maux de la grossesse » varie d’une femme à l’autre, ils sont parfois très invalidants pour certaines. 

• Elle présente des maladies (diabète gestationnel, par exemple). Jeûner rendra difficile l’équilibration de ses glycémies tout au long de la journée, bébé risque une mauvaise croissance pendant la grossesse et une hypoglycémie à la naissance, et maman risque de développer un diabète avéré plus tard. Étant donné que ce diabète ne se traite que par insuline, il vaut mieux éviter de jeûner et se concentrer sur l’équilibre de son alimentation afin de veiller à avoir des glycémies correctes toute la journée. 

• Elle est affaiblie en fin de grossesse, c’est effectivement au troisième trimestre que bébé puise le plus dans les réserves de sa mère. 

Médicaments et Ramadan :


Il est déconseillé de changer quoi que ce soit (horaire, posologie, nombre de prises) dans un traitement médicamenteux sans l’avis de votre médecin traitant.

 

Les changements dans le rythme alimentaire imposent des changements d’ordre thérapeutique : certains médicaments doivent être pris la nuit alors qu’ils l’étaient jusqu’alors au cours de la journée, d’autres qui doivent être pris à jeûn ou qui nécessitent plusieurs prises deviennent difficilement maniables dans les conditions du Ramadan.

 

Les prescriptions des médicaments pendant le mois sacré du Ramadan doivent répondre à deux types de contraintes, les unes religieuses et les autres scientifiques.

 

Certaines alternatives sont possibles changer un médicament par un autre qui peut être pris en une seule fois par jour. Changer la forme de la prise, pour prescrire une prise autorisée à la place d’une prise non autorisée.

 

En effet, la religion autorise un certain nombre de médicaments pendant la journée du jeûne, sans pour autant le rompre. Ne sont pas autorisées, les prises orales.

 

Sont autorisées, les prises médicamenteuses par : Voie intraveineuse. Voie intramusculaire et voie sous-cutanée. Voie nasale. Voie ophtalmique. Suppositoires. Ovules gynécologiques. Crèmes et pommades. Spray et vaporisateurs. 

Chez les personnes atteintes de maladies cardio-vasculaires :


Les personnes présentant ce type de pathologie doivent absolument consulter leurs médecins traitants avant le mois sacré du Ramadan car le médecin est celui qui connaît le mieux l’état du patient et la gravité de sa maladie.

 

Il faut impérativement respecter le traitement et les mesures hygiéno-diététiques qui seront prescrites par le médecin traitant. Sont autorisés à jeûner, les personnes présentant une hypertension artérielle simple, un angor stable, une valvulopathie non compliquée d’insuffisance cardiaque.

 

Ne sont pas autorisés à jeûner, les personnes présentant une insuffisance cardiaque, un infarctus du myocarde datant de moins de trois mois, un angor instable, une hypertension artérielle compliquée d’insuffisance rénale ; et ceux dont la pathologie nécessite plusieurs prises médicamenteuses par jour (polythérapie).

Les complications cardiovasculaires ; rechute d’infarctus du myocarde et l’accident vasculaire cérébral, en rapport avec l’arrêt du traitement de l’hypertension artérielle sans l’avis du médecin traitant

Et le sport alors ? Contre-indiqué ? 

 

Les performances sportives sont diminuées pendant le Ramadan (principalement les 10 premiers jours).

 

Il faut donc attirer l’attention du jeûneur sur la diminution de la capacité d’endurance pouvant être à l’origine d’éventuels incidents et accidents.

 

Mieux vaut donc se limiter à des efforts de faibles durée et intensité et éviter le sport à l’approche de la rupture du jeûne. 

Vous l'aurez compris, il n'est pas question de prendre des risques pendant le Jeûne. Un avis médical est impératif chez les personnes à risques.

Allah l’exalté dit  :

« Celui qui est malade ou en voyage, un nombre équivalent d’autres jours. Allah ne vous veut pas la gêne, mais il vous veut l’aisance et la facilité ».

                                                                             Sourate ‘La vache’ verset 185